le blog du Dr KIZITO DABOU

20 octobre 2013

Préface

Je vous propose de relire la célèbre préface de BATOUALA, le roman de l'auteur RENÉ MARAN:

Henri de Régnier, Jacques Boulenger, tuteurs de ce livre, je croirais manquer de coeur si, au seuil de la préface que voici, je ne reconnaissais tout ce que je dois à votre bienveillance et à vos conseils.
Vous savez avec quelle ardeur je souhaite la réussite de ce roman. Il n'est, à vrai dire, qu'une succession d'eaux-fortes. Mais j'ai mis six ans à le parfaire. J'ai mis six ans à y traduire ce que j'avais, là-bas, entendu, à y décrire ce que j'avais vu.
Au cours de ces six années, pas un moment je n'ai cédé à la tentation de dire mon mot. J'ai poussé la conscience objective jusqu'à y supprimer des réflexions qu'on aurait pu m'attribuer.
Les nègres de l'Afrique Equatoriale sont en effet irréfléchis. Dépourvus d'esprit critique, ils n'ont jamais eu et n'auront jamais aucune espèce d'intelligence. Du moins, on le prétend. A tort, sans doute. Car, si l'inintelligence caractérisait le nègre, il n'y aurait que fort peu d'Européens.
Ce roman est donc tout objectif. Il ne tâche même pas à expliquer: il constate. Il ne s'indigne pas : il enregistre. Il ne pouvait en être autrement. Par les soirs de lune, allongé en ma chaise longue, de ma véranda, j'écoutais les conversations de ces pauvres gens. Leurs plaisanteries prouvaient leur résignation. Ils souffraient et riaient de souffrir.
Ah ! monsieur Bruel, en une compilation savante, vous avez pu déclarer que la population de l'Oubangui-Chari s'élevait à 1.350.000 habitants. Mais que n'avez-vous dit, plutôt, que dans tel petit village de l'Ouahm, en 1918, on ne comptait plus que 1.080 individus sur les 10.000 qu'on avait recensés sept ans auparavant. Vous avez parlé de la richesse de cet immense pays. Que n'avez-vous dit que la famine y était maîtresse ?
Je comprends. Oui, qu'importe à Sirius que dix, vingt ou même cent indigènes aient cherché, en un jour d'innommable détresse, parmi le crottin des chevaux appartenant aux rapaces qui se prétendent leurs bienfaiteurs, les grains de maïs ou de mil non digérés dont ils devaient faire leur nourriture !
Montesquieu a raison, qui écrivait, en une page où, sous la plus froide ironie, vibre une indignation contenue : « Ils sont noirs des pieds jusqu'à la tête, et ils ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre. »
Après tout, s'ils crèvent de faim par milliers, comme des mouches, c'est que l'on met en valeur leur pays. Ne disparaissent que ceux qui ne s'adaptent pas à la civilisation.
Civilisation, civilisation, orgueil des Européens, et leur charnier d'innocents, Rabindranath Tagore, le poète hindou, un jour, à Tokio, a dit ce que tu étais !
Tu bâtis ton royaume sur des cadavres. Quoi que tu veuilles, quoi que tu fasses, tu te meus dans le mensonge. A ta vue, les larmes de sourdre et la douleur de crier. Tu es la force qui prime le droit. Tu n'es pas un flambeau, mais un incendie. Tout ce à quoi tu touches, tu le consumes …
Honneur du pays qui m'a tout donné, mes frères de France, écrivains de tous les partis ; vous qui, souvent, disputez d'un rien, et vous déchirez à plaisir, et vous réconciliez tout à coup, chaque fois qu'il s'agit de combattre pour une idée juste et noble, je vous appelle au secours, car j'ai foi en votre générosité.
Mon livre n'est pas de polémique. Il vient, par hasard, à son heure. La question nègre est « actuelle ». Qui a voulu qu'il en fût ainsi ? Mais les Américains. Mais les campagnes des journaux d'Outre-Rhin. Mais Romulus Coucou, de Paul Reboux, Le Visage de la Brousse, de Pierre Bonardi et l'Isolement, de ce pauvre Bernard Combette. Et n'est-ce pas vous, « Eve », petite curieuse, qui, au début de cette année. alors que vous étiez encore quotidienne, avez enquêté afin de savoir si une blanche pouvait épouser un nègre ?
Depuis, Jean Finot a publié, dans la Revue, des articles sur l'emploi des troupes noires. Depuis, le Dr Huot leur a consacré une étude au Mercure de France. Depuis, M. Maurice Bourgeois a dit, dans Les Lettres, leur martyre aux EtatsUnis.
Enfin, au cours d'une interpellation à la Chambre, le ministre de la Guerre, M. André Lefèvre, ne craignit pas de déclarer que certains fonctionnaires français avaient cru pouvoir se conduire, en Alsace-Lorraine reconquise, comme s'ils étaient au Congo Français.
De telles paroles, prononcées en tel lieu, sont significatives. Elles prouvent, à la fois, que l'on sait ce qui se passe en ces terres lointaines et que, jusqu'ici, on n'a pas essayé de remédier aux abus, aux malversations et aux atrocités qui y abondent. Aussi « les meilleurs colonisateurs ont-ils été, non les coloniaux de profession, mais les troupiers européens, dans la tranchée ». C'est M. Blaise Diagne qui l'affirme.
Mes frères en esprit, écrivains de France, cela n'est que trop vrai. C'est pourquoi, d'ores et déjà, il vous appartient de signifier que vous ne voulez plus, sous aucun prétexte, que vos compatriotes, établis là-bas, déconsidèrent la nation dont vous êtes les mainteneurs.
Que votre voix s'élève ! Il faut que vous aidiez ceux qui disent les choses telles qu'elles sont, non pas telles qu'on voudrait qu'elles fussent. Et plus tard, lorsqu'on aura nettoyé les suburres coloniales, je vous peindrai quelques-uns de ces types que j'ai déjà croqués, mais que je conserve, un temps encore, en mes cahiers. Je vous dirai qu'en certaines régions, de malheureux nègres ont été obligés de vendre leurs femmes à un prix variant de vingt-cinq à soixante-quinze francs pièce pour payer leur impôt de capitation. Je vous dirai …
Mais, alors, je parlerai en mon nom et non pas au nom d'un autre ; ce seront mes idées que j'exposerai et non pas celles d'un autre. Et, d'avance, des Européens que je viserai, je les sais si lâches, que je suis sûr que pas un n'osera me donner le plus léger démenti.
Car, la large vie coloniale, si l'on pouvait savoir de quelle quotidienne bassesse, on n'en parlerait plus. Elle avilit peu à peu. Rares sont, même parmi les fonctionnaires, les coloniaux qui cultivent leur esprit. Ils n'ont pas la force de résister à l'ambiance. On s'habitue à l'alcool. Avant la guerre, nombreux étaient les Européens capables d'assécher à eux seuls plus de quinze litres de pernod, en l'espace de trente jours. Depuis, hélas! j'en ai connu un, qui a battu tous les records. Quatre-vingts bouteilles de whisky de traite, voilà ce qu'il a pu boire, en un mois.
Ces excès et d'autres, ignobles, conduisent ceux qui y excellent à la veulerie la plus abjecte. Cette abjection ne peut qu'inquiéter de la part de ceux qui ont charge de représenter la France. Ce sont eux qui assument la responsabilité des maux dont souffrent, à l'heure actuelle, certaines parties du pays des noirs.
C'est que, pour avancer en grade, il fallait qu'ils n'eussent « pas d'histoires ». Hantés de cette idée, ils ont abdiqué toute fierté. Ils ont hésité, temporisé, menti et délayé leurs mensonges. Ils n'ont pas voulu voir. Ils n'ont rien voulu entendre. Ils n'ont pas eu le courage de parler. Et à leur anémie intellectuelle l'asthénie morale s'ajoutant. sans un remords, ils ont trompé leur pays.
C'est à redresser tout ce que l'administration désigne sous l'euphémisme « d'errements » que je vous convie. La luite sera serrée. Vous allez affronter des négriers. Il vous sera plus dur de lutter contre eux que contre des moulins. Votre tâche est belle. A l'oeuvre donc, et sans plus attendre. La France le veult !

Ce roman se déroule en Oubangui-Chari, l'une des quatre colonies relevant du Gouvernement Général de l'Afrique Equatoriale Française. Limitée au sud par l'Oubangui, à l'est par la ligne de partage des eaux Congo-Nil, au nord et à l'ouest par celle du Congo et du Chari, cette colonie, comme toutes les colonies du groupe, est partagée en circonscriptions et en subdivisions.
La circonscription est une entité administrative. Elle correspond à un département. Les subdivisions en sont les sous-préfectures.
La circonscription de la Kémo est l'une des plus importantes de l'Oubangui-Chari. Si l'on travaillait à ce fameux chemin de fer, dont on parle toujours et qu'on ne commence jamais, peut-être que le poste de Fort~Sibut, chef-lieu de cette circonscription, en deviendrait la capitale.
La Kémo comprend quatre subdivisions : Fort-de- Possel, Fort-Sibul, Dekoa et Grimari. Les indigènes, voire les Européens, ne les connaissent respectivement que sous les noms de Kémo, Krébidgé, Combélé et Bamba. Le chef-lieu de la circonscription de la Kémo, Fort-Sibut, dit Krébédgé, est situé environ cent quatre-vingt-dix kilomètres au nord de Bangui, ville capitale de l'Oubangui-Chari, où le chiffre des Européens n'a jamais dépassé cent cinquante individus.
La subdivision de Grimari, ou encore de la Bamba ou de la Kandjia, du double nom de la rivière auprès de laquelle on a édifié le poste administratif, est à cent vingt kilomètres environ à l'est de Krébédgé.
Cette région était très riche en caoutchouc et très peuplée. Des plantations de toutes sortes couvraient son étendue. Elle regorgeait de poules et de cabris. Sept ans ont suffi pour la ruiner de fond en comble. Les villages se sont disséminés, les plantations ont disparu, poules et cabris ont été anéantis. Quant aux indigènes, débilités par des travaux incessants, excessifs et non rétribués. On les a mis dans l'impossibilité de se consacrer à leurs semailles même le temps nécessaire. Ils ont vu la maladie s'installer chez eux, la famine les envahir et leur nombre diminuer.
Ils descendaient pourtant d'une famille robuste et guerrière, âpre au mal, dure à la fatigue. Ni les razzias senoussistes, ni de perpétuelles dissensions intestines n'avaient pu la délruire. Leur nom de famille garantissait leur vitalité. N'étaient-ils pas des « bandas »? Et « bandas » ne veut-il pas dire « filets » ? Car c'est au filet qu'ils chassent, à la saison où les feux de brousse incendient tous les horizons.
La civilisation est passée par là. Et dakpas, m'bis, maroukas, la'mbassis, sabangas et n'gapous, toutes les tribus bandas ont été décimées …

La subdivision de Grimari est fertile, giboyeuse et accidentée. Les boeufs sauvages et les phacochères y pullulent, ainsi que les pintades, les perdrix et les tourterelles.
Des ruisseaux l'arrosent en tous sens. Les arbres y sont rabougris et clairsemés. A cela rien d'étonnant: la sylve équatoriale s'arrête à Bangui. On ne rencontre de beaux arbres qu'au long des galeries forestières bordant les cours d'eaux.
Les rivières serpentent entre des hauteurs que les « bandas », en leur langue, appellent « kagas ».
Les trois qui sont les plus rapprochés de Grimari sont: le kaga Kosségamba, le kaga Gobo et le kaga Biga.
Le premier se dresse à deux ou trois kilomètres au sud~est du poste, et borne, dans cette direction, la vallée de la Bamba. Le Gobo et le Biga sont en pays n' gapou, à une vingtaine de kilomètres au nord-est…

Voilà, décrite en quelques lignes, la région où va se dérouler ce roman d'observation impersonnelle. Maintenant, ainsi que disait Verlaine tout à la fin des « terza rima» liminaires de ses Poèmes Saturniens,

Maintenant, va, mon livre, où le hasard te mène.

Dix-sept ans ont passé depuis que j'ai écrit cette préface. Elle m'a valu bien des injures.
Je ne les regrette point. Je leur dois d'avoir appris qu'il faut avoir un singulier courage pour dire simplement ce qui est.
Paris ne pouvait pourtant ignorer que Batouala n'avait fait qu'effleurer une vérité qu'on n'a jamais tenu à connaître à fond.
En veut-on une preuve entre mille ? Une mission d'inspection est arrivée au Tchad dans les premiers jours de janvier 1922, c' est-à-dire au moment où les polémiques que mon livre avait provoquées ballaient leur plein.
Elle aurait dû enquêter, c'était même son plus élémentaire devoir, sur les faits que j'avais signalés.
Le contraire se produisit. Ordre lui fut donné de porter ses recherches ailleurs.
Cette excessive prudence ne mérite aucun commentaire.
Je n'ai eu qu'en 1927 les satisfactions morales qu'on me devait. C'est cette année-là qu'André Gide a publié Voyage au Congo. Denise Moran faisait paraître Tchad peu après. Et les Chambres étaient saisies des horreurs auxquelles donnait lieu la construction de la voie ferrée Brazzaville-Océan.
Il ne me reste, de tout ce passé si proche, que d'avoir fait mon devoir d'écrivain français et de n'avoir jamais voulu profiter de mon brusque renom pour devenir un patriote d'affaires.

Paris, le 23 novembre 1937.
R.M.

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23 mai 2013

LA CAPOTE DU FUTUR OU LE FUTUR DE LA CAPOTE

Fluorescente, XXL, bio, à sensation «chaude», parfumée, voire à tête de Calimero... Hors quelques avancées gadgets et de mini-améliorations techniques, la capote a peu changé durant ces cinquante dernières années. Toujours ce bon vieux préservatif en latex qu’on déplie en pincant le réservoir. Et ça, ça n’a pas échappé à Bill et Melinda Gates. En mars, les milliardaires, à travers leur fondation philanthropique, ont lancé un ap- pel à qui inventera la capote du futur. «Nous recherchons un pré- servatif nouvelle génération qui augmente significativement le plaisir afin d’améliorer son adop- tion et son utilisation régulière», expliquent-ils. La réputation de «coupe plaisir» de la capote, aussi bien féminine que mascu- line, a la dent dure. «L’un des plus grands freins à l’utilisation du préservatif masculin est le manque de sensations perçues par l’utilisateur», écrit la fondation. «Est-il possible de développer un produit sans ce problème ou, encore mieux, qui permettrait d’augmenter le plaisir?» deman- de-t-elle, persuadée qu’un tel produit serait une avancée pour la santé mondiale, «tant pour ré- duire les grossesses non désirées, que pour la prévention des IST

Objectif capote

Souhaitant mobiliser le plus possible de disciplines scientifi- ques différentes, le couple de milliardaires regrette que les dernières évolutions scientifi- ques, notamment dans le do- maine de la neurobiologie, ne soient pas utilisées pour un produit aussi mondialement nécessaire. Ainsi, Melinda et Bill Gates offrent 100 000 dollars (78 000 euros) aux projets les plus innovants. Si l’initiative a le mérite de faire parler du pré- servatif et, par extension, des questions de prévention, pas certain que cette somme soitsuffisante pour révolutionner ce petit objet. «On reçoit environ un projet de prototype par an, expli- que ainsi Jean-Marc Bloch, di- recteur marketing et communi- cation chez Manix, deuxième producteur de capotes au monde. Des concepts, il en existe plein. Mais s’il y a beaucoup d’idées originales, il faut d’abord qu’elles répondent à des impéra- tifs de sécurité et peu peuvent se concrétiser car cela demande un investissement colossal.»
Entre certains produits déjà sur le marché, des pistes sur de nou- velles matières et des projets complètement loufoques, la ca- pote du futur se dessine.

BIEN SOUS TOUS RAPPORTS

Parmi les premières entreprises encouragées par la fondation Gates figure une petite boîte américaine, Origami Condoms. Leur originalité tient en plu- sieurs points. En premier lieu, oublier le latex et préférer la sili- cone, pour que cela soit plus agréable, mais aussi plus solide. Danny Resnic, son fondateur, a été contaminé par le sida après une rupture de capote, d’où son engagement pour améliorer ce produit. En second, lubrifier le préservatif de l’intérieur pour «imiter le mieux possible la sensa- tion du sexe sans protection», ex- plique-t-il. Enfin, penser des préservatifs pour chaque type de rapports sexuels. La version masculine pour coït vaginal res- semble à un accordéon et paraît, selon la vidéo de présentation, bien plus pratique et rapide à en- filer (on n’a malheureusement pas pu encore tester). La version féminine est garantie pour une solidité et une sécurité à toute épreuve (mais ne semble pas très discrète), et surtout, Origami propose une capote pour sodo- mie, qui fait penser à un «plug anal», arrondi au bout et plus fin ensuite. «Il est logique que la forme de la capote soit spécifique selon le rapport sexuel», affirme Danny Resnic. Pour faire aboutir ce projet, il a lancé une levée de fonds sur le site Indiegogo, et es- père lancer ses produits sur le marché américain début 2015 et arriver dans la foulée en Europe.

DE TOUTES LES MATIÈRES

Depuis les premières vessies de porc, la capote s’est délestée de quelques microns (0,001 milli- mètre). Jusqu’à devenir «deux fois plus fine qu’un cheveu» (Du- rex Feeling Advanced) ou attein- dre les 39 microns pour le Manix Zéro. Est-ce que l’argent de Bill Gates permettra aux capotiers de grappiller quelques microns ? «Nous devons avant tout garantir un niveau de fiabilité : pour continuer à descendre en épaisseur, nous devons trouver d’autres ma- tières, plus ré-
sistantes et aussi élastiques que le latex et qui restituent au mieux les sensations», explique Jean-Marc Bloch, directeur marketing et communication de chez Manix. Des écailles de tortue en passant par le papier de soie huilé ou le caoutchouc, la capote en a déjà vu de toutes les matières. Si le latex est encore majoritaire, le polyisoprène, souple et incassa- ble, fait peu à peu son trou sur le marché de la capote, en conve- nant aux allergiques.
Si le top secret sur les matières du futur est d’usage chez les fa- bricants, la Fondation Bill-et- Melinda-Gates a déjà repéré le préservatif à base de nanotissus conçu par l’Université de Washington. Les chercheurs planchent sur ces minuscules fibres qui pourraient se dissou- dre dans le vagin et libérer des agents spermicides ou micro- bicides.

DU SUR­MESURE POUR TOUS

Objectif : coller au plus près de tous les pénis. Chez Manix, d’une coupe droite, les préser- vatifs sont passés à une coupe plus évasée. Depuis une ving- taine d’années, les hommes op- pressés, comprimés ont leur «King Size». «Avant les garçons n’avaient qu’une seule taille», ex- pose Marc Pointel, autoproclamé Roi de la capote qu’il vend en li- gne. «Aujourd’hui, les hommes peuvent trouver un préservatif vraiment à leur taille.» La marque américaine TheyFit propose no- tamment 95 tailles de capotes différentes ! Mais comment diantre connaître sa taille de kiki ? En téléchargeant un gaba- rit sur Internet, puis en plaçant sa verge en érection dessus, avant de l’enrouler dedans pour obtenir ses mensurations (lon- gueur et diamètre). Des Géo Trouvetou parviendront-ils à élaborer un costume sur-me- sure, pile à la taille du pénis ? L’allemand Jan Vinzenz Krause avait présenté en 2007 un proto- type de préservatif en spray. Une boîte dans laquelle le phallus se retrouvait aspergé de latex li- quide qui mettait plusieurs mi- nutes à sécher. Le projet a ca- poté : l’aspect do it yourself n’était pas assez sûr, «et puis en attendant que le latex sèche, on avait le temps de perdre son érec- tion», estime Marc Pointel.
BIEN S’APPLIQUER
L’un des problèmes, c’est de l’enfiler rapidement, nous som- mes bien d’accord. Un concep- teur amateur d’arbalètes, l’alle- mand Jörg Sprave a créé le «Condom Applicator Slingshot Gun» qu’il présente en anglais dans une vidéo postée sur You- Tube. Avec un petit rire inquié- tant, il montre comment insérer le préservatif dans cette arbalète un peu particulière, puis, d’un coup sec, le mettre sur un gode pour le tester. Et, ça marche, même si la violence du jet fait un petit peu peur. Comme il le re- connaît lui-même, ce n’est pas encore tout à fait au point et il lui faudrait des fonds de la fonda- tion Gates pour améliorer son projet. Pas certain qu’il les ob- tienne.
Plus simple, il existe des préser- vatifs traditionnels avec applica- teurs languettes (la marque Pronto notamment). Sur Inter- net, on trouve aussi de nom- breuses vidéos donnant des con- seils pour enfiler une capote sans problème. Mais le plus sou- vent, c’est sur des bananes ou des courgettes qu’elles sont tes- tées. Allez savoir pourquoi...

BYE­ BYE CONDOM ?

La capote idéale ? Celle qui protégerait contre le VIH-sida et les autres infections sexuellement transmissibles bien sûr mais aussi contraceptive. On peut continuer à rêver en l’imaginant «invisible», applicable aussi bien sur les hommes que sur les femmes et qui ne nécessiterait pas de s’interrompre en pleine action. En bref, la capote idéale c’est celle qui sait se faire oublier, voire qui n’existe pas. Au lieu du traditionnel bout de latex, on peut imaginer un mé- dicament, une injection men- suelle, un anneau vaginal ou un gel qui remplaceraient la bar- rière mécanique du préservatif par celle chimique, des médocs. «Ce n’est pas de la science-fic- tion», assure François Dabis, épidémiologiste et professeur de santé publique à l’université de Bordeaux. «Des chercheurs et des laboratoires pharmaceutiques tra- vaillent sur de tels produits.» Pas de hip hip hip hourra, ni de relâ- che sur la capote pour autant : les solutions sont loin d’être prê- tes. Des microbicides à usage vaginal contenant des molécules antirétrovirales (les mêmes que celles utilisées dans les traite- ments contre le VIH) ont été éla- borés et testés mais avec un suc- cès très relatif. Depuis la recherche patine un peu. Le bon vieux condom à encore de beaux jours devant lui. 

Un article de "libé"

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31 octobre 2012

A LIRE ABSOLUMENT

Voici la lettre qu'un officier supérieur a adressé ce jour au Président de la République par intérim

Je vous écris cette lettre ouverte aujourd’hui, Monsieur le président, parce que, comme tous les soldats maliens qui ont encore une conscience, ma dignité a été violée, mon honneur amputé, ma liberté empiétée, ma fierté écorchée. Je porte aujourd’hui Monsieur le président, le fardeau de l’affront, de l’humiliation et de la honte.

J’aurais souhaité vous remettre cette lettre ouverte à mains propres, mais j’ai tenté tous les moyens sans succès. Je suis donc désolé que vous appreniez son existence par voie de presse.

L’acte que je pose aujourd’hui devant le destin et l’histoire, n’est ni une incitation à la révolte, ni un appel à la violence. Je suis indigné et révolté.

Mon pays est agressé et occupé dans ses deux tiers par des bandits armés, des barbares apatrides et autres mécréants qui, au nom d’un islam mal assimilé, sèment la terreur dans le septentrion du Mali.

Le nord de mon pays est devenu aujourd’hui une ruche sur laquelle se ruent des abeilles assoiffées. Le nord de mon pays est aujourd’hui une zone de non droit où des exactions les plus inhumaines sont le lot quotidien des populations abandonnées, livrées à elle-même.

Ces braves et innocentes populations martyrisées, violées, séquestrées, engrangées, sont réduites au silence, réduites à la plus petite expression de leur existence.

Devant cette tragédie humaine inqualifiable, Monsieur le président, le silence m’étouffe.

Lieutenant-colonel de mon Etat, officier supérieur de l’armée de la République du Mali, para commando de formation, j’ai été blessé lors de ce même conflit latent et récurrent en 1994, précisément, le 5 octobre, à Temeira, entre Bourem et Tombouctou, à bord du bateau » Général Soumaré » ; j’étais alors jeune Lieutenant et vous, Monsieur le président, ministre de la défense.

Aujourd’hui, je refuse de capituler devant ce diktat et cet affront. Je dénonce l’inaction et l’immobilisme des uns et des autres, la peur de l’ennemi et le manque de volonté réelle de combattre cet ennemi avec les moyens disponibles. Un adage bambara dit, je cite : « quand un serpent sort de son trou pour vous mordre, vous l’écrasez avec le bâton disponible « .

Les Maliens vivent aujourd’hui dans l’indignation et la crainte d’un lendemain incertain, ce lendemain déjà hypothéqué.

Où sont donc Soundiata Kéita, Tièba Traoré, Babemba Traoré, Samory Touré, qui ont préféré la mort à la capitulation, à la honte ? Où est donc ce grand et glorieux Mali dont nous étions tous fiers ? Où est donc l’armée malienne, cette vaillante, brave et intrépide armée malienne qui faisait notre fierté ?

Aujourd’hui, Monsieur le président, comme tout soldat malien qui a encore une conscience, j’ai honte. Oui j’ai honte, Monsieur le président, j’ai honte d’être officier. Oui j’ai honte. Oui aujourd’hui j’ai honte, j’ai honte Monsieur le président, j’ai honte de porter l’uniforme et de marcher dans la rue. Dans la rue, monsieur le président, j’ai l’impression de marcher sur des braises ardentes. Oui aujourd’hui j’ai honte, Monsieur le président, j’ai honte de croiser le regard des autres, ce regard qui me transperce telles des flèches empoisonnées. Oui Monsieur le président, aujourd’hui j’ai honte d’être soldat, j’ai honte de moi-même. Mais je suis fier d’être Malien, car le Malien ne baisse jamais les bras devant l’adversité, le diktat, l’affront, l’humiliation et la honte. Le Malien ne capitule jamais.

Je ne vous apprends rien par cette lettre ouverte, Monsieur le président. Mais au Mali, l’histoire est en marche, rien, nul ne peut l’arrêter.

L’armée malienne a été défaite ; elle est aujourd’hui la risée du monde entier, une sorte de curiosité populaire amèrement célèbre, ses soldats jetés en pâture aux ennemis du Mali. Mais le Mali reste debout Monsieur le président. Des patriotes convaincus et engagés, civils et militaires, sont prompts à relever le défi, à laver l’affront fait au peuple malien et à porter le danger au cœur de Gao, Tombouctou et Kidal.

Depuis le début de ce conflit, l’armée malienne est restée dans une léthargie totale, ballotée entre la peur et le ridicule. Elle est aujourd’hui au bord de l’implosion, minée par de graves dissensions internes, de querelles intestines insensées, de conflits fratricides incompréhensibles, gangrénée par une profonde crise de confiance et de commandement. Il est certain qu’aucune armée ne peut gagner la guerre dans la division, la suspicion et l’indiscipline des hommes. Il apparait aujourd’hui indispensable que l’armée malienne se réconcilie avec elle-même dans un élan de sursaut national, afin d’aller à la reconquête des territoires perdus, unie et solidaire. Il lui faut aujourd’hui engager le combat avec les moyens disponibles et attaquer l’ennemi sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO.

Ne nous berçons pas d’illusions. L’ennemi, chaque jour, consolide ses positions et renforce ses capacités de combat. Il pose, chaque jour, des actes de défiance à l’Etat, viole, ampute, et tue, pendant que nous perdons notre temps dans des débats stériles interminables et honteux, débats qui se focalisent sur le manque de matériels et une éventuelle intervention de soldats étrangers.

La communauté internationale tergiverse à prendre une décision courageuse. Certains de nos grands voisins jouent à l’hypocrisie, d’autres, prétendent s’en tenir au principe de la neutralité. Pendant ce temps, le Mali se consume et se meurt à petits feux.

Engageons le combat avec les moyens disponibles et attaquons. Les soldats de la CEDEAO nous trouverons sur le terrain.

L’armée malienne, après sa défaite, a opéré un repli stratégique sur le terrain, certes, mais l’armée malienne a cessé le combat ; elle a rangé le matériel et attend aujourd’hui un miracle qui ne se produit toujours pas. En terme clair, opérer un repli stratégique sur le terrain après une défaite militaire ne doit jamais signifier cesser le combat.

En 1940, l’armée française a été défaite, mais l’armée française n’a jamais cessé le combat. L’armée française a même su transformer cette Depuis le début de ce conflit, l’armée malienne est restée dans une léthargie totale, ballotée entre la peur et le ridicule. Elle est aujourd’hui au bord de l’implosion, minée par de graves dissensions internes, de querelles intestines insensées, de conflits fratricides incompréhensibles, gangrénée par une profonde crise de confiance et de commandement. Il est certain qu’aucune armée ne peut gagner la guerre dans la division, la suspicion et l’indiscipline des hommes. Il apparait aujourd’hui indispensable que l’armée malienne se réconcilie avec elle-même dans un élan de sursaut national, afin d’aller à la reconquête des territoires perdus, unie et solidaire. Il lui faut aujourd’hui engager le combat avec les moyens disponibles et attaquer l’ennemi sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO défaite militaire en un véritable sursaut national et populaire, aidée en cela par des partisans, poursuivant résolument et invariablement son idéal de liberté, de fraternité, d’égalité et de justice dans une France libre et réunifiée. Le peuple français a soutenu l’armée française, parce que l’armée française n’a pas trahi le peuple français.

Et nous ? Qu’avons-nous offert à notre peuple ? Nous lui avons offert un spectacle d’indignation, de désolation et de désespoir, dans une ambiance folklorique frisant souvent le ridicule, dont les pas de danse riment avec les larmes des désespérés. Nous avons trahi le peuple malien, nous avons trahi la confiance du peuple malien et nous lui avons asséné le coup de massue.

Il faut aimer son pays pour accepter de mourir pour son pays. Il faut, Monsieur le président, aimer le Mali pour accepter de mourir pour le Mali.

Depuis le début de ce conflit, Monsieur le président, aucun acte concret n’a été posé pour reprendre l’initiative du combat.

La prise de la localité de Douentza devrait servir de tremplin à l’armée malienne pour engager le combat avec les moyens disponibles. Elle aurait pu ainsi redonner l’espoir au peuple malien, car le peuple malien attendait cela. Mais le peuple malien a été lamentablement déçu, il a vécu cette journée dans l’indignation, l’humiliation et la honte.« Si vous dansez avec aveugle, il faut de temps à autre, lui donner de petits coups de pied, pour lui signifier votre présence, afin qu’il sache que vous êtes toujours là et bien là » a-t-on coutume de dire.

Monsieur le président, parler de la venue ou non des soldats de la CEDEAO, spéculer sur nos matériels militaires bloqués aux ports de Conakry, Dakar, ou de je ne sais où, ne nous avancent à rien. Engageons le combat et attaquons avec les moyens disponibles. On ne peut pas travailler au four et avoir peur de la chaleur.

Monsieur le président, l’histoire militaire de l’humanité est jalonnée de hauts faits qui prouvent à suffisance que ce n’est pas le matériel qui est l’élément déterminant d’une victoire militaire sur le terrain. Ce n’est pas le matériel qui fait la guerre, mais l’homme.

C’est l’homme qui fait la guerre avec son courage, sa bravoure, sa détermination, animé par l’idéal pour lequel il se bat. Pour illustrer cela, Monsieur le président, je citerais seulement deux exemples éloquents :

1- Les soldats français ont été défaits à Dien-Bien-Phu, alors que l’armée française disposait des armes sophistiquées et modernes. Dien-Bien-Phu est resté dans la mémoire collective comme la victoire du plus faible sur le plus fort.

2- L’armée américaine, l’armée la plus puissante du monde, a été mise en déroute au Vietnam. L’utilisation des armes ultra modernes, les plus redoutables, souvent non conventionnelles, n’a pas entamé le moral et la détermination du peuple Vietnamien à se défaire de l’impérialisme américain.

Le matériel militaire le plus sophistiqué, le plus redoutable, reste un tas de ferraille, si l’homme qui l’utilise a peur ou ne croit plus à l’idéal qu’il défend. Un Général français, lors de la deuxième guerre mondiale a dit, je cite : » une armée perd la guerre quand le Caporal mouille sa culotte « . Monsieur le président, nous avons eu peur de l’ennemi, nous avons encore et toujours peur de l’ennemi. Voilà l’amère et triste vérité.

La guerre est un art. Le chef militaire qui se trouve sur le terrain est un artiste. Quatre qualités essentielles lui sont indispensables pour lui permettre de tenir toute sa place au sein de sa troupe et commander. Il s’agit entre autres :

1- De l’esprit de sacrifice ;

2- Du courage ;

3- De la bravoure ;

4- Du caractère.

Il lui faut impérativement concilier ces quatre qualités pour réussir sa mission.

Monsieur le président, la guerre n’a d’autre solution que la guerre. Celle-ci nous a été imposée, tramée de l’extérieur, orchestrée et manipulée par des intelligences non avouées, une agression barbare et inhumaine.

Mais où sont donc les Généraux, Monsieur le président ? Où sont donc les officiers ? Nous avons tous déserté, tous disparu sur la pointe des pieds et à présent nous sommes confinés au fond des chambres, tremblotant au moindre bruit de botte à la porte, la peur au ventre. Tous les officiers, Monsieur le président, devraient passer cette année devant une cour martiale, pour haute trahison, désertion en temps de guerre et abandon de matériels sur le terrain. Mais le peuple malien ne nous a fait aucun procès, parce que le peuple malien est un peuple indulgent, parce que le peuple malien est un grand peuple.

C’est une honte pour nous cette année d’attribuer des grades et de s’entredéchirer pour des promotions, pendant que le reste du peuple croupit au bas de l’échelle. Mais comme le dit Mao, ancien président chinois : » le ridicule ne tue pas l’homme dépourvu de dignité « . Le grade se mérite, il ne se décrète pas. Qu’avons-nous fait cette année pour le mériter ? Nous avons déserté le front, nous avons fui le combat, nous avons fui devant l’ennemi, abandonnant tout le matériel sur le terrain. Toute promotion en grade cette année, au sein des forces armées et de sécurité, est une insulte à la conscience du peuple malien.

Je n’engage aucun bras de fer avec l’armée qui reste ma famille et mon point d’attache. Je dis les choses telles qu’elles sont.

Je mesure toute la portée de mon acte, en tant que soldat, j’en assume l’entière et pleine responsabilité. Ce pays m’a tout donné, en retour je lui dois tout. Et pour le soldat que je suis, ce pays, mon pays est au dessus de toute autre considération. Pour le Mali, nul sacrifice n’est vain. Si je ne peux continuer à vivre dans l’humiliation et la honte, la mort sera alors pour moi une véritable délivrance. Je suis un soldat, Monsieur le président, tenu par le devoir de réserve, censé obéir aux ordres de ma hiérarchie. Mais voyez-vous, Monsieur le président, je suis d’abord au service et aux ordres de mon peuple avant d’être au service et aux ordres de l’armée. Il faut souvent choisir la désobéissance là où l’obéissance est déshonorante.

Dès la diffusion de cette lettre ouverte, on m’enverra sûrement une horde de soldats pour me faire regretter mon acte. Mais les commanditaires d’une telle décision se trompent, car je vis pour un idéal, celui de servir mon pays, en tout temps, en tout lieu, en toute circonstance, sans condition aucune, au prix de ma vie s’il le faut. Aucune force au monde ne peut m’enlever cet idéal. Je suis prêt à mourir pour le Mali, dans une civière, s’il le faut, pour débarrasser définitivement et complètement mon pays de cette vermine. Donnez-moi Monsieur le président, un char, un B.T.R, un B.R.D.M.2 et un commando de 90 hommes équipés en grenades, lance-roquettes et fusils d’assaut ; donnez-moi ces moyens, Monsieur le président, et je vous donnerai 24 heures pour libérer Douentza et marcher sur Gao. Je jure sur ma lignée peuhle et sur mon honneur de soldat qu’il en sera ainsi, ou l’ennemi marchera sur mon corps.

Je mets au défi tout juriste, si éminent soit-il, si émérite soit-il, de condamner mon acte. L’ennemi est-il celui qui prend les armes contre son propre pays, ou celui qui le défend au prix de sa vie ?

J’invite tous les patriotes maliens, civils et militaires, convaincus et engagés, à observer une journée de jeun le lundi 5 novembre 2012 par solidarité avec nos compatriotes du nord, pour partager une journée de souffrance et de douleur avec eux.

Pour ma part, j’ai décidé, à compter de lundi 29 octobre 2012, d’entamer une grève de la faim illimitée: soit l’armée se décide d’engager le combat et d’attaquer avec les moyens disponibles, sans délai et sans attendre les soldats de la CEDEAO, soit on me donne les moyens d’engager le combat tout seul et d’attaquer l’ennemi, ou je meurs sur mon lit.

Ces bandits armés ne sont pas invincibles, ils ne sont pas immortels. Ces bandits armés ne sont pas des diables, ce sont des êtres humains comme nous. Pourquoi avoir peur d’eux alors ? Pourquoi avoir peur de les affronter avec les moyens disponibles ?

En tout cas, moi, Seydou Moussa Diallo, lieutenant-colonel de mon état, officier supérieur de l’armée de la république du Mali, je dis non au diktat. Je refuse tout compromis tant que ces bandits armés occuperont encore un centimètre du territoire de mon pays. La guerre d’abord, la négociation ensuite.

Le bateau-Mali a tangué, mais le bateau-Mali n’a pas chaviré, le bateau-Mali ne va jamais chavirer. Seuls les stupides et les imbéciles osent s’en prendre au Mali. Nous n’échangerons rien contre notre liberté, notre dignité, notre honneur et notre patrie. L’intégrité territoriale de notre pays n’est pas négociable. Nous ne capitulerons jamais. Nous sommes jaloux de notre souveraineté et fiers d’être Maliens.

Il faut aimer son pays pour accepter de mourir pour son pays ; il faut aimer le Mali, pour accepter de mourir pour le Mali. Engageons le combat et attaquons l’ennemi avec les moyens disponibles. Les soldats de la CEDEAO nous trouveront sur le terrain.

Pour la gloire et la grandeur du Mali, nous vaincrons

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06 juin 2012

LE MALI VIVRA, LE MALI VAINCRA

Vive le MALI ETERNEL

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08 avril 2012

LE MALI UN ET INDIVISIBLE EST ETERNEL

MALI_ETRNEL

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29 juillet 2011

LE NOUVEAU COMITÉ SYNDICAL

image1318585697.jpgCourage et bonne chance

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01 janvier 2011

ADIEU 2010, VIVE 2011

image193773730.jpgA TOUTES ET TOUS:
Bonne et Heureuse année 2011.

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21 novembre 2010

ATT PRESENT AU 40ème PELERINAGE CHRETIEN DU MALI

image1880670886.jpgLe President de la Republique a honoré la communauté chrétienne du Mali de part sa présence au pèlerinage de 2010. Il a adressé à toute la communauté catholique ses vœux de paix et de réconciliation. Cette présence a été fortement appréciée par les catholiques qui en communion ont intercédé pour notre cher Mali qui a été confié à la vierge Marie !

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20 novembre 2010

BON PELERINAGE

image595742122.jpgA Kita s'ouvre aujourd'hui le 40ème pélérinage chrétien. Pendant 48H la cité de l'arachide sera la capitale de la communauté chrétienne qui a fortement affluée. Des noria de cars sont arrivés de partout de l'intérieur du pays et de certains pays voisins. Le chef de l'état pourrait aussi faire le déplacement car l'événement coïncide avec le cinquantenaire de notre indépendance.

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16 novembre 2010

BONNE FETE DE TABASKI

J'adresse à toutes et à tous mes vœux de santé et de longévité à l'occasion de cette fête de l'AID EL KEBIR.

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